L’art d’être libre dans un monde absurde

Est ce que vous aussi vous vous sentez angoissé et perdu parfois au supermarché, au point de ne plus savoir ce que vous cherchez à acheter ? 

Est ce que vous aussi vous vous sentez nul face à la carrière de vos amis ? 

Est-ce que vous souffrez de la solitude ? 

Auriez-vous aimé jouer d’un instrument de musique mais sans jamais prendre le temps de le faire ? Jusqu’à finalement vous persuader que vous n’en êtes tout simplement pas capable.

Toutes ces tyrannies du quotient sont autant de poids inutiles sur notre conscience, nous rendant la vie usante et difficile, alors même qu’il pourrait en être autrement. 

Je m’appelle Manon, j’ai 26 ans, et j’aimerais vous parler d’un livre qu’il est selon moi très instructif de lire.

L’art d’être libre dans un monde absurde”. C’est un livre de 320 pages écrit par le journaliste anglais Tom Hodgkinson : fondateur de la revue The Idler (le paresseux). Son livre a été publié en France aux éditions LIL, “Les liens qui libèrent” en 2019 et je souhaite vous en parler aujourd’hui car c’est un livre qui m’a fait énormément de bien. 

Tout d’abord parce qu’il me rassure dans mon sentiment de vivre dans un monde parfois illogique et cruel et également car il ne me laisse pas pantoise, sans solution, bien au contraire. Dans ce livre, on ne vous dira pas de faire des exercices de relaxation, ou de contacter un coach en life style. On vous parlera de choses très concrètes qui vous angoissent au quotidien et qui paraissent comme une fatalité car faisant partie intégrante de nos vies depuis l’enfance. 

Mais si certaines obligations s’imposent à nos quotidiens, comme manger, boire, dormir ou encore aimer. Il n’en est rien pour tout un tas de futilités imposées par notre système de consommation concurrentiel. Mais il est contre intuitif de voir les choses autrement, de remettre en question ce que nous faisons automatiquement depuis notre enfance. Tout d’abord car pour la plupart d’entre nous, nous n’avons pas été éduqué à remettre en question ce qui est considéré normal par la majorité des personnes. Et quand bien même une chose nous paraît absurde, une part de nous peine à s’écarter du comportement indiqué comme la norme par nos pairs. Si par malheur nous nous écartons des comportements indiqués, nous sommes immédiatement placés au rang de perturbateur de l’ordre public. 

Cette logique appliquée à un système où la consommation est reine et la concurrence fait rage, laisse forcément derrière elle un désespoir, une frustration de ne jamais atteindre l’objectif fixé, de toujours devoir faire plus. Mais tout ceci n’est en vérité qu’une construction de la réalité, qui s’impose à nos yeux et qui tente de convaincre nos cœurs de sa normalité et de sa moralité. Soit disant la concurrence serait naturelle et bienfaisante car suivant la logique de la théorie de l’évolution, les plus fort d’en sortent et les plus faibles disparaissent naturellement. Cela est-il une fatalité ? Cela a t-il même une importance ? 

Aujourd’hui je vous explique comment “L’art d’être libre dans un monde absurde” m’a apaisé, aidé à relativiser et permis de m’accomplir davantage en me libérant de nombreuses angoisses du quotidien. 

Le livre se construit en 29 chapitres, vous apportant 29 façon de vous sentir plus libre face à l’absurdité d’un monde qui vous demande l’impossible. Nous ne détaillerons pas tous les chapitres ici car mon objectif à moi est de vous donner envie de faire votre propre lecture. Cependant, je vais développer 5 chapitres qui m’ont permis d’agir de façon directe sur mon quotidien. Et le premier s’intitule, “renoncez à votre carrière et ses vaines promesses”. 

Renoncez à votre carrière et ses vaines promesses

Hodgkinson décrit la carrière comme un chemin ascendant vers un objectif toujours fuyant touchant exclusivement les classes moyennes à qui les gouvernements vendent l’ascension sociale comme possible mais non sans sacrifice. Tout comme le voyage du pèlerin, il se doit d’être solitaire et dans un objectif de perfectionnement de soi. La carrière serait une manière de vous définir, c’est une partie de qui vous êtes, et qui vous place en concurrence direct avec les autres. Il faut rêver grand, et ne pas être un raté. Il faut être compétitif, vouloir faire mieux que le voisin, rendre ses parents fiers. Il est même valorisé de se voir attribuer une promotion qui signifiera le licenciement du collègue et la possibilité pour vous, d’être un subordonné de classe supérieur qui peut enfin donner des ordres à son tour. Hodgkinson cite dans ce chapitre, l’écrivain spécialiste de l’hérésie Raoul Vaneigem en ces mots, qui me touchent particulièrement, je cite :

il appert aujourd’hui que le chantage sur les lendemains meilleurs succède docilement au chantage sur le salut de l’au-delà. Dans l’un et l’autre cas, le présent est toujours sous le coup de l’oppression.

A comprendre ici que cette oppression implique une vision à court terme de notre soi-disant réussite. Ne réfléchissant plus à un idéal de vie sur le long terme nous nous battons pour de petites victoires sur nos collègues et une marche supplémentaire sur l’échelle sociale que nous pouvons fièrement indiquer sur notre CV jusqu’à la prochaine frustration. 

Dans ce chapitre, l’auteur nous décrit de façon très intéressante ce que nous appelons le professionnalisme, comme la volonté d’être très performant dans un domaine spécifique au détriment de tous les autres, et fait une comparaison très pertinente à mon sens avec l’obsolescence. Ce sentiment d’être fait pour un métier et de ne pas pouvoir en sortir car nous avons étudié pour cela, comme rentabiliser nos connaissances. Cela nous limite énormément dans nos ambitions et c’est un facteur de stress constant notamment pour les personnes qui réalisent au bout de 30 ans que leurs métiers les ennuient mais qui ne se voient pas faire autre chose. 

De plus, cette folie de la spécialisation nous donne ce sentiment de ne rien devoir faire nous même. Partout, quelqu’un sera payé pour faire ceci ou cela, nous rendant donc client de ce service que nous n’aurons donc plus à faire nous même, mais constamment soumis à la loi unique de la valeur marchande. 

Pour résumer, Hodgkinson nous décris la carrière comme un “esclavage chic” qui doit être équilibré avec une vie remplies d’activités de distraction, qui permettent de trouver un peu de légèreté. Cet équilibre sous-entend directement que le travail se définit comme pénible mais que nous ne faisons rien pour le rendre créatif et plaisant. C’est un labeur nécessaire au loisir de la consommation auquel nous adorons nous adonner les week-end et qui nous permet de garantir une image sociale sans rature auprès de nos amis qui auraient l’idée saugrenue de ne pas nous envier. 

Alors quel est le message positif ici, et bien il nous est conseillé, tout comme la terre à besoin de repos pour se fertiliser, de savoir lâcher prise et d’apprécier l’oisiveté, savoir être inactif, improductif, afin de laisser la place à l’inspiration. Il est conseillé de cesser de se torturer avec des obligations sociales fallacieuses, de ne plus vouloir être productif et rentable mais plutôt créatif. En d’autres termes, vous ne serez jamais un boulet que pour vous-même. Cessez de vous préoccuper de votre statut social et demandez vous ce qui vous stimule au quotidien. 

Le prochain chapitre dont je souhaite vous parler est parfaitement lié au premier et concerne le désir constant de consommer.

Echappez à la prison du désir consumériste

Dans ce chapitre, il s’agit de confronter désir et besoin. Nous contentons nous de consommer seulement ce dont nous avons besoin ? Ou avons-nous des désirs créés de toutes pièces et venant nous ordonner de gagner plus d’argent pour pouvoir être assouvies? 

Le fait de se subordonner à un patron ou encore de nourrir gracieusement les banques de nos prêts, est vendu comme un accès à la liberté. L’argent ne ferait donc pas le bonheur mais donnerait la possibilité de vivre librement ? Il me semble que cela ne s’applique que pour les gagnants du loto, qui, au passage, se voit devenir craintif des intentions de tout un chacun à l’égard de leurs butins. Pour les autres, cela ressemble plus à une quête perpétuelle de liberté qui n’en finit jamais. Car l’argent appelle l’argent, il n’y en a jamais assez. 

Pour citer l’auteur, “notre désir naturel de vivre est récupéré par le système de la consommation et transformé en quelque chose de matériel et d’avilissant”. Mais voyons les choses dans l’autre sens : moins de consommation entraîne de facto un besoin moindre d’argent, donc moins de travail, et donc plus de temps libre. Moins consommer doit être le moteur de la décroissance, sans entrainer de frustration.

Ce temps libre nous paraît être une vie morne et en dehors de toute collectivité. Effectivement vos amis seront probablement en train de travailler lorsque vous prendrez du temps pour apprendre à connaître les tréfonds de vos réels désirs et de votre créativité. Vous ne ferez plus partie de ceux qui ne peuvent que critiquer leurs collègues ou leurs boss. Mais vous ferez aussi de nouvelles rencontres. L’objectif n’est pas de se soustraire de tous les plaisirs, mais bien de les maîtriser, de ne plus vivre entre l’abstinence et l’excès. De reconnaître, je cite, “le plaisir réel d’une consommation, face à la promesse de plaisir faite par les biens de l’industrie de masse”. Forcé de réaliser que notre surconsommation ne satisfait en rien notre désir de consommer. Elle l’encourage au contraire et repousse toujours plus loin notre quête de bien être. Hodgkinson dit “le capitalisme fonctionne grâce à un flux constant de déceptions encourageant une dépense accrue”. Autrement dit, pour que le capitalisme vive, les consommateurs doivent être déçus, en manque, en recherche éternelle de satisfaction alimentée en permanence par la publicité. Il parle également de l’obsolescence de notre mode en vie en ces mots “Travaillez dur pour produire des objets inutiles et faire de leurs achats le seul but de la vie, telle est la folie du désir”. Il nous parle également des cognitions consonantes qui nous accompagnent dans ce mode de vie. Nous sommes en majeur partie conscient de l’exploitation humaine nécessaire à cette consommation et nous agissons pourtant en connaissance de cause, alors même qu’individuellement nous ne sommes pas des bourreaux. C’est dire la force du système capitaliste et son emprise sur nous.

Mais alors comment nous en libérer ? Tout d’abord, en cessant de croire que l’abondance est source de bonheur éternel et que le manque n’appartient qu’aux pauvres qui rêvent d’avoir ce que vous avez. Il se situe un juste milieu ou l’on se satisfait de ce que l’on a, et ou on se concentre sur ce qui est réellement nécessaire. Ne vous paraît- il pas incroyable que nous en sachions davantage sur la qualité d’un appareil technologique que sur la qualité de notre propre alimentation ? L’un des deux est pourtant vital quand l’autre n’est que fantaisie pratique. C’est également vrai pour les informations dont nous sommes inondés, ils font d’excellent sujet de conversation de substitution avec la coiffeuse, la caissière et nos amis lorsque vous avez fini de citer nos derniers achats. 

Pour ma part, j’ai le sentiment qu’il nous a été vendu une image de société occidentalisée, qui a atteint son objectif de prospérité et où ses habitants n’auraient plus besoin de se soucier des choses basiques de la vie. Mais plutôt d’être constamment conditionné à désirer de la nouveauté matérielle et futile, nourri par la crainte du manque et d’être abaissé au rang de “personne dans le besoin”. Le besoin est perçu comme un signe d’échec, dans une société où tout le monde a tout. Le désir lui est illimité et se suffit à lui-même. Il est insatiable.

Mais alors comment s’en défaire ? Le pas le plus essentiel décrit dans le livre et qui me semble effectivement important, est celui de cesser de consommer des publicités et des feuilletons faisant la promotion de modes de vie futiles. En d’autres termes, débranchez votre télévision. Vous n’êtes pas un être de désir qui se nourrit de consommation. Vous êtes un être de besoin, sachez les identifier et faites vous du bien sans craindre d’en vouloir toujours plus. 

Vivre en marge d’une société qui en demande tant, cela nous donne un sentiment d’incompétence, de honte et finalement la culpabilité apparaît et nous ravage. Le prochain chapitre dont je souhaite vous parler se nomme justement “Refusez la culpabilité, libérez votre esprit”. 

Refusez la culpabilité, libérez votre esprit

Quelles sont vos résolutions de l’année ? Sur quoi se basent t-elles ? A bien y regarder, soyez sûr que si vos résolutions sont basées sur un sentiment de culpabilité, vous ne les tiendrez probablement pas. En effet, si vous n’aviez pas l’intention de faire du sport en 2020, vous n’avez aucune dette envers vous même. En réalité vous avez une dette envers le “vous idéal” qui existe dans l’imaginaire de la société. Seulement, ce moi imaginaire n’est qu’une chimère. La vie n’est pas une ascension permanente vers la perfection de soi

D’un autre côté, la culpabilité ne peut pas non plus se joindre à une faute commise et assumée. Une fois le mal reconnu, il n’y a plus de coupable, mais une situation passée. 

Pour Hodgkinson, la culpabilité est, je cite “pas une émotion innée mais culturelle, comme le démontre l’exemple de l’infidélité”. En effet on ne ressent pas de culpabilité à tromper la confiance de son/sa partenaire, mais des remords, qui se transforment souvent en soulagement une fois la rupture passée. De même, on apprend aux enfants à reconnaître la culpabilité et à la ressentir comme marqueur de ce qui est bien de faire et ce qui est mal. Et dans une société ou les obligations sociales sont constantes et pesantes, “comment une émotion peut-elle compenser la dette ou le sentiment de culpabilité ?”, s’interroge Nietzsche. 

Que va t’il se passer si je ne ressens aucune culpabilité ? Cela va-t-il rendre mon crime plus grave ? En réalité, cela vous éloignera seulement davantage du moi idéale aux autres que vous n’avez en réalité aucunement l’intention d’être.

L’avis de l’auteur ici est que la culpabilité est un choix, que rien ne nous oblige à la ressentir et que nous la simulons pour ne pas paraître insouciant. Ne pas se sentir redevable envers quoi que ce soit n’implique pas nécessairement de vivre dans l’immoralité. Cela vous apportera en revanche la possibilité d’embrasser le plaisir des sens tout en restant détaché, nous explique Tom. 

Il s’agirait finalement de laisser la joie entrer dans nos vies, de cesser de vouloir tout ranger, classer, organiser. D’accepter la vie telle qu’elle vient, de ne pas se croire assez important pour être maître de son destin. Moins vous serez exigeant envers vous-même, moins vous vous sentirez coupable et pourrez enfin libérer votre esprit

Ce chapitre m’a particulièrement touchée lorsque j’ai cessé de faire des petits boulots mal payés pour financer mes études et mon niveau de vie. On se sent coupable d’être “un assisté” comme on l’entend dans le langage commun surtout avec un Bac+3 en poche. Mais en réalité, il n’en est rien. Et j’ai pu identifier par delà ma culpabilité, le poids de la société sur mes épaules : L’université et le système ont investis dans ma réussite scolaire et je me dois de rentabiliser les connaissances que l’on m’a gracieusement transmises. Cette pression intrinsèque m’a clouée au sol et a fait naître un moi un sentiment de culpabilité très intense lorsque j’ai finalement décidé de me laisser le temps de la réflexion avant de poursuivre ma route sur un tout autre chemin. En effet, aucun chemin n’est tout tracé, et ne nous sentons pas coupable de ne pas être ce que les autres auraient voulu.  

Dans la suite logique à ce chapitre je vais vous parler de la retraite, ce grand débat national qui nous anime tous et nous inquiète. 

Cessez de vous tracasser pour votre retraite.

Lorsque Tom Hodgkinson critique la retraite, il s’en prend à plusieurs aspects de son fonctionnement. Tout d’abord le concept en lui-même : la retraite sous entend plusieurs choses, premièrement, que vous avez rempli votre part, on vous autorise désormais à vous reposer, vous n’êtes plus suffisamment utile. Ensuite, que votre métier était suffisamment pénible pour que vous attendiez impatiemment la retraite pour enfin le quitter. Et enfin, il insiste sur la peur que les fonds de pension véhicule afin d’inciter les travailleurs à leurs confier leurs argents pour prévoir des jours meilleurs. Ce discours sentimentaliste joue sur des biais émotionnels bien connus et permettent un enrichissement exponentiel de tous ces organismes infantilisants vous laissant croire que vous ne savez pas gérer votre argent et que vous aurez besoin d’eux tôt ou tard. 

Pour être clair, Tom nous dit de garder notre argent et de l’utiliser d’une façon qui nous rendra heureux dès aujourd’hui. De ne pas croire aux spéculateurs qui annoncent des jours sombres dans le but de profiter dès aujourd’hui de vos économies. Le monde dans lequel nous vivons ne peut pas être rassurant, tous ceux qui vous vendent la sécurité vous mentent. Le chaos est notre quotidien, personne ne peut prédire ce qui adviendra demain, et nous devons nous y accommoder.

Imaginons, vous avez travaillez toute votre vie, vous avez acheté une maison à crédit et avez gracieusement offert les intérêts à votre banque. Vous avez toujours cotisé pour votre retraite. Mais cela vous protège-t-il de mourir dès aujourd’hui ? D’avoir fait tous ces sacrifices pour rien ? 

Maintenant, si vous possédez une maison, rien ne vous empêche de la vendre et de vivre de cet argent tranquillement pour le restant de vos jours. Quant à vos enfants, ne peuvent ils pas s’enquérir eux même de leurs vies ?

Donc pour résumer, cessez de vous tracasser pour votre retraite, cessez de laisser la peur vous convaincre qu’un tiers saura mieux que vous comment gérer votre argent. Rien ne vous empêche de mettre vous même de l’argent de côté, sans risquer qu’une crise ou un crash boursier ne vous fasse tout perdre. “Dites oui à la vie”, vivez dès aujourd’hui et demain ne vous inquiétera plus. A commencer par trouver le métier qui vous convient et que vous n’aurez pas hâte de quitter dès demain. Nous n’avons aucune obligation d’être le salarié idéal et qui accepte tous les petits boulots. Laissez l’inspiration vous convaincre que vous pouvez créer votre propre métier. 

Pour finir, je tenais à vous parler d’un chapitre qui me semble fondamentalement essentiel aujourd’hui et qui consiste à abandonner les supermarchés et leur alimentation mystérieuse et destructrice. 

Vivez librement sans les supermarchés

La question des supermarchés m’est essentielle car elle semble être une grande contradiction. Des entrepôts de stockage immenses, vendant des produits au prix détaillé, et se rendant indispensable en s’imposant et écrasant toute concurrence grâce à la publicité. Vous encourageant au maximum à leur être fidèle tout en archivant chacun de vos achats afin de promouvoir une publicité toujours plus ciblée. Ils proposent des emplois médiocres, des produits médiocres tout en créant un besoin chez les consommateurs. Avez-vous déjà remarqué que les produits de première nécessité sont toujours au fond du magasin ? Vous passerez dans le rayon des gâteaux bien avant celui de la farine. France Inter publiait en 2020 à ce sujet, je cite “les supermarchés crée un univers de besoin”. Effectivement ils s’adaptent même aux tendances en ouvrant des enseignes bio que l’on peut qualifier de greenwashing. Ils surfent sur la vague du bio, mais leur seul objectif restera toujours de profiter un maximum de leur image pour vous faire acheter un produit suffisamment abordable pour qu’il reste dans les caddies, et le plus cher possible pour une rentabilité maximum au risque pour les P-DG de perdre leurs part de marché 

Ils entraînent la mort des commerces de quartier, les remplaçant par des versions miniatures de leurs grandes surfaces, avec des prix plus élevés sous prétexte que les loyers en ville sont plus chers. C’est au consommateur de payer la différence s’ il veut avoir le luxe de consommer les produits de cette enseigne. Les supermarchés se sont placés au centre de nos vies, ils gèrent notre alimentation, nous vendent des fruits et des légumes hors saison, des produits transformés chimiquement et une quantité effrayante d’emballage plastique inutile. Sans parler des tonnes d’invendus gaspillés. Ce sont de véritables vortex, aspirant tout ce qui gravite autour. En Angleterre, la chaîne numéro 1 de supermarché Tesco, nous explique l’auteur, propose même de se faire banque pour leurs consommateurs en proposant des prêts et des comptes bancaires. Ils vendent même des vacances comme on peut le voir avec Leclerc en France par exemple. Donc en plus de nous faire manger n’importe quoi en nous mentant, ils s’approprient même le droit de nous dire quoi faire de notre temps de loisir. 

Cette intrusion dans nos vies ne conviendrait pas à la nouvelle génération de consommateur nous dit France inter dans son article intitulé “Comment les supermarchés ramènent des clients dans leurs rayons et incitent à la consommation”

Tom Hodgkinson nous dit au sujet des supermarchés :ils nous ont vendu le mythe de la vie pas chère, du confort et de la diversité. Mais rien de cela n’est vrai : ils sont chers, vous êtes bousculés et contraints d’acheter la sélection de quelqu’un d’autre. Et pire, ils condamnent des milliers de gens à faire un métier ennuyeux. Quel gâchis ! 

Quelle serait donc une vie sans supermarché ? Habituer au matraquage des grandes surfaces, nous pensons instinctivement que la vie sans eux serait plus chère. Plus compliquée. En vérité, il n’en est rien. Et on voit émerger de plus en plus de voix nous décrivant un mode de vie différent. Les petits commerces tentent de regagner les centres villes, les marchés se remplissent également et quel plaisir de se faire ses courses pour des enseignes qui appartiennent à leurs employés, et qui sont fière des produits qu’ils produisent et vendent. Un autre mode de consommation est possible, il ne tient qu’à nous de commencer à suivre notre propre éthique, au risque de se voir aller à contre sens. Mais ne vous en faites pas, c’est un chemin vers la légèreté et la simplicité qui vous soulagera bien plus qu’il ne vous demandera d’effort. Fini de slalomer dans les rayons comme des zombies, évitant soigneusement de se regarder les uns les autres, et tolérant la souffrance criante des caissiers et caissières en passe de mourir d’ennui et d’inutilité. Si j’ai des enfants un jour, je souhaite que les supermarchés n’existent plus, que leurs esprits ne soient pas remplis de slogan publicitaire mensonger et que l’addiction occidental au sucre ne soit plus qu’un lointain souvenir.

Peut-être qu’un jour, nous repenserons à ce système capitaliste dans lequel nous avons grandi et cela nous fera souffler du nez. Pour rêver d’un avenir meilleur, faites vous même votre pain, cultivez vos légumes, sortez de la jungle de béton, éduquez vous toute votre vie, soyez indulgent envers vous même mais n’ayez confiance qu’en vos valeurs propres. Vous n’êtes pas un individu statistique, vivez votre vie. 

Voilà j’espère que ces 5 chapitres vous donneront envie d’en savoir plus sur “L’art d’être libre dans un monde absurde”, et que sa lecture vous apportera autant de satisfaction qu’elle m’en a apportée. J’ai été ravi de le partager avec vous et vous remercie de m’avoir lu jusqu’ici. Je serais ravie de lire votre avis dans les commentaire !

A bientôt pour de nouvelles lectures 🙂

 

Publié par MW

Etudiante en psychologie humanitaire, citoyenne du monde, avide d'échange et de culture.

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